consommation normalisée des voitures

Souvenez vous de ce que j’écrivais il y a quelques mois

http://www.bernard-lambert-blog.fr/wordpress/2010/03/03/a-vos-calculettes/

et en 2009

http://www.bernard-lambert-blog.fr/wordpress/wp-admin/post.php?post=188

Je dénonçais par avance le tripatouillage des chiffres de consommation normalisée avec utilisation de jante large, et on peut en imaginer d’autres : de pneus lisses , de gonflage à l’Hélium, d’allègement du véhicule etc etc.

Le journal Le Monde en date du 14 février page 7 dénonce le scandale de la minoration des émissions de co2 par les constructeurs Européens.

Selon Bruxelles, un tiers des performances écologiques serait attribuable à des failles dans les tests

La baisse continue de la quantité de CO2 rejetée par les voitures neuves en Europe est en grande partie factice. Selon une étude diligentée par la Commission européenne, les constructeurs automobiles de l’Union profitent de « lacunes » dans les tests réglementaires pour exagérer les performances écologiques de leurs véhicules. Ceux-ci seraient bien moins économiques et beaucoup plus polluants que ne l’assurent les marques.

Le document – réalisé par trois entreprises de conseil néerlandaise, britannique et américaine – met en évidence que la « flexibilité » des procédures de tests permet « d’atteindre des valeurs de réduction des émissions de CO2 sans appliquer d’améliorations techniques au véhicule testé ». En clair, les tests seraient réalisés dans des conditions artificiellement favorables à une baisse des rejets de dioxyde de carbone.

Au total, ces petits arrangements avec les mesures officielles pourraient représenter le tiers de la baisse d’émission de CO2 constatée entre 2002 et 2010 sur les différents modèles de voiture testés.

Les émissions des voitures neuves étaient en moyenne de 167,2 grammes par kilomètre (g/km) dans l’Union européenne en 2002 et de 140,4 g/km en 2010, soit une baisse moyenne totale de 26,8 g/km. Sur ce chiffre, l’étude attribue 9,1 g/km aux méthodes employées lors des tests, plutôt qu’à des avancées technologiques. « Cela signifie que les véhicules ne délivrent pas à leurs utilisateurs les performances attendues en termes d’économie de carburant, ce qui mène à la désinformation des consommateurs », indiquent les auteurs du rapport.

Pour « verdir » artificiellement leurs performances, les constructeurs utilisent, lors des tests, des pneus plus adhérents que ceux qui équiperont réellement les véhicules, ou ils les font rouler sur une surface extrêmement lisse. Tous les paramètres susceptibles de limiter les émissions de CO2 sont optimisés : poids de la voiture, alignement des roues, température, pression, vent, humidité… Des conditions idéales qu’aucun conducteur ne retrouvera sur la route.

« Un peu de tolérance »

« Honnêtement, les gens devraient s’indigner. Ça revient à prendre l’argent de leur poche. L’industrie se surpasse dans cette affaire », a déclaré à l’agence Reuters une source anonyme à l’Union européenne. L’étude promet de susciter des remous à Bruxelles, où les normes imposées aux véhicules – sous peine de lourdes sanctions financières – sont censées à la fois réduire la consommation de carburant et lutter contre les émissions de gaz à effet de serre.

Ces normes devraient se durcir pour atteindre un maximum autorisé de 130 g/km de CO2 en 2015, puis 95 g/km en 2020. Les failles dans les tests remettent-elles en cause cet objectif ? D’après la Commission européenne, de nouvelles procédures devraient être mises en oeuvre à partir de 2016 et « limiter » les effets des mesures de flexibilité, mais Bruxelles estime qu’« un peu de tolérance est nécessaire pour des raisons pratiques ».

L’Association européenne des constructeurs automobiles (AECA) dément pour sa part toute manipulation des données. « Le test est nécessairement réalisé dans des conditions de laboratoire », car « la performance réelle des véhicules dépend de nombreux facteurs externes comme le trafic, le terrain, les habitudes de conduite, le chargement… », argumente un porte-parole. Mais « le processus de test est conçu pour représenter une utilisation typique de la voiture ». L’AECA assure pourtant que « l’industrie automobile contribue activement au développement d’un nouveau cycle de tests, conçu pour mieux représenter la conduite dans le monde réel ».

Effectuer des mesures en conditions réelles sur des voitures déjà mises en service : c’est ce que préconise l’un des experts impliqués dans l’étude, le consultant de TNO, Richard Smokers. Une procédure déjà appliquée aux Etats-Unis.

Ces révélations interviennent alors que la France a durci, depuis début janvier, le dispositif de bonus-malus écologique pour les véhicules. Un système de pénalisation des véhicules polluants dont les bases apparaissent aujourd’hui largement biaisées.

Magnifique n’est il pas ??

La Vraie pub d’EDF

Et voici pour vous la vraie pub d’EDF telle quelle aurait du paraitre dans les journaux

Et un mensonge de plus

Je constate depuis quelques temps que dans les agences immobilières, il est apparu un indicateur supplémentaire, l’indicateur du taux de rejet de co2 du bien. Il y avait le diagnostic thermique qui était obligatoire et qui classe le bien suivant son taux de consommation d’énergie en Kwh/m2, mais voici qu’il y a un taux « vert » de rejet de co2.

Il est vrai que c’est marketing et vendeur ça, regarder votre bien rejette très peu de co2, c’est bon pour la planète.

par curiosité j’ai pris le peine de regarder quel taux de conversion était pris pour l’électricité, car bien évidemment je soupçonne EDF des pires intentions

BINGO pour 190 Kwh/m2 ou arrive à 8Kgde co2 soit 42 gr de co2 par Kwh électrique !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! au lieu des 180gr admis par l’ADEME. il a donc été pris la valeur des rejets en été !!! pour du chauffage électrique.
Bien évidement il n’y aura pas d’écrit, c’est juste une erreur de l’agence … je vais regarder d’autres « annonces » et on verra si c’est toujours 40 Kwk qui est pris

Ah le beau monde électrique

Des pages entières, la pub a déborder des écrans, même mon journal Le monde qui fait des quizz inutiles sur le sujet, NOUS SOMMES SAUVES, la voiture électrique arrive ! allelluia. vous ne trouvez pas que c’est beau une atomobile ? propre sur soi et tout et tout, mais que n’y avons nous pas pensé plus tôt ?

Et puis ça rejette pas de co2, si si c’est écrit sur la voiture Renault. quand on fait remarquer que c’est faux, on nous dit que c’est de la batterie à la roue !! géniaux communicants et oui le courant électrique qui sort de la batterie et qui va faire tourner le moteur électrique il ne rejette pas de co2 !
sur certain forum, tout de même la ficelle est un peu grosse et l’on est septique sur l’avenir de cette chose.
je faisais remarquer que le créneau de cette voiture est l’utilisation urbaine. donc petit voiture, petit trajet. dans ce créneau, une petite voiture thermique avec le stop/start, l’optimisation des poids, il n’y a aura pas plus de rejet de co2 (du puit à la roue !!) que pour une électrique. Consommateur réfléchissez, un fiat 500, une Smart .. ou une voiture électrique ? vous ne pollurez pas plus pour ce qui concerne le co2 et des milliards « d’ années » de moins avec les rejets nucléaires